Quels sont les différents types de cuir utilisés pour l’automobile ?
Les sièges en cuir sont une touche très luxueuse pour une automobile. On trouve des cuirs automobiles aux aspects très différents sur le marché. Mais pourquoi ces différences ? Dans cet article, Formation Detailing vous dit tout sur les différents types de cuir utilisés dans le monde de l’automobile.
D’où vient le cuir automobile ?
Le cuir automobile peut être du vrai cuir ou du faux cuir. Si le véhicule est un véhicule de luxe, il utilise en général du cuir véritable, qui vient donc de la peau d’animaux. Le cuir est principalement conçu à partir de peau de vache, mais il en existe provenant des veaux, des chevaux, des agneaux, des chèvres, ou encore des cochons. Cependant, de nombreuses marques de voiture soucieuses de l’écologie se détournent aujourd’hui du cuir animal pour la confection de leurs sièges et utilisent de plus en plus le faux cuir : similicuir, cuir végan ou liège.
Les différents types de vrai cuir automobile
Le processus de fabrication du cuir inclut le tannage au sel de chrome, qui permet la préservation de la peau, la liquéfaction, pour rendre le cuir souple, résistant et flexible et enfin la teinte. Pour être transformé en sièges automobiles, le cuir est ensuite fendu pour être assez fin. On distingue enfin les types de cuir automobile selon leur finition : pigmenté, aniline, ou semi-aniline.
Le cuir automobile pigmenté
Le cuir pigmenté se distingue par la couche synthétique qui recouvre sa peau. Cette couche protectrice donne au cuir automobile la pigmentation désirée, souvent un bronzage foncé et naturel. Il existe des cuirs pigmentés proposant une couche synthétique plus ou moins épaisse selon le désir du fabricant : les couches très épaisses protègent le cuir et lui donnent une longévité importante, tandis que les couches plus fines préservent un toucher naturel.
En général, ce second type de cuir automobile pigmenté est plus cher et plus difficile à entretenir. Une formation entretien cuir automobile propose souvent des stages pour l’entretien de ce type de cuir haut-de-gamme. Le cuir pigmenté est très courant dans les véhicules de luxe car les possibilités de pigmentation sont très nombreuses et la qualité du produit fini exceptionnelle.
Le cuir aniline
Beaucoup plus rare, le cuir aniline propose un cuir naturel sans revêtement. En conséquence, le cuir est très fragile : sensible aux rayures ou aux liquides. Le cuir aniline est très courant dans les automobiles de luxe antérieures aux années 70, mais il a fini par être abandonné au profit du cuir pigmenté. Les techniques de restauration de ce type de cuir sont les mêmes que pour le cuir pigmenté, même si le detailer avisé ajoutera souvent une couche de protection afin de rendre son travail pérenne. L’ajout de couches de protection sur le cuir automobile est une partie intégrante d’une formation en detailing.
Le cuir semi-aniline
On l’aura compris, la couche de protection est un facteur déterminant pour le cuir automobile. Entre couche de protection épaisse et pas de protection du tout, le cuir semi-aniline propose un compromis très recherché par les amoureux de véhicules de luxe. En effet, le cuir semi-aniline propose une très fine couche de protection : le toucher et l’aspect du cuir naturel restent intacts tout en proposant une protection pérenne.
Afin de donner un résultat optimal, la couche de protection ne doit montrer aucun défaut. C’est pourquoi les automobiles proposant des sièges en cuir semi-aniline sont souvent les plus chères… Pour ce type de sièges, on utilise souvent des peaux ne proposant aucune tâche afin d’obtenir une patine uniforme très recherchées des consommateurs de luxe.
Le faux cuir automobile
Les formations detailing portant sur le cuir automobile s’intéressent de plus en plus à l’entretien de ces types de cuir qui deviennent peu à peu omniprésents. Le plus souvent, le faux cuir automobile est du PU (polyuréthane) ou du PVC. Le faux cuir ou similicuir est souvent un revêtement en PVC ou PU appliqué sur une couche à base de polyester.
La finition de ces types de cuir peut être modifiée en changeant le processus de fabrication : brillant, mat, finition inégale type cuir naturel… Comme le faux cuir automobile n’est pas poreux, il ne respire quasiment pas. L’avantage ? Il ne se fissure quasiment pas et nécessite très peu d’entretien. On trouve parfois du cuir automobile fabriqué à base de liège (chêne comprimé) mais c’est plus rare.
Comment entretenir son cuir automobile correctement ?
Vous souhaitez apprendre à entretenir votre cuir automobile de manière professionnelle ? Pourquoi ne pas faire une formation cuir automobile ? Situé en région parisienne, Formation Detailing propose des formations de qualité pour les personnes souhaitant devenir detailers professionnels. Nettoyage, polissage, lustrage, entretien de la sellerie cuir… Nous proposons de nombreuses formations dans de nombreux domaines. Contactez-nous directement afin d’en savoir plus sur nos formations cuir automobile !
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FAQ — Cuir automobile : identification, entretien et rénovation
1) Quelle est la différence entre cuir pigmenté, aniline et semi-aniline ?
Le cuir pigmenté possède une couche de finition protectrice et colorée (durable, entretien facilité). L’aniline est très naturel (sans film couvrant), mais sensible aux taches et à l’abrasion. Le semi-aniline reçoit une fine protection qui préserve le toucher tout en offrant une résistance accrue.
2) Comment reconnaître rapidement le type de cuir de mon véhicule ?
Observez l’aspect (grain très régulier = souvent pigmenté), testez la porosité sur une zone discrète (l’eau pénètre plus vite sur l’aniline), et notez la brillance/épaisseur de la finition. Les documents constructeur aident, mais un diagnostic professionnel reste la voie la plus sûre.
3) Le « faux cuir » (PU/PVC) est-il courant en automobile ?
Oui. Les revêtements synthétiques PU/PVC sur support textile sont fréquents. Ils offrent une bonne résistance mécanique et demandent un entretien spécifique (produits compatibles, solvants agressifs à éviter). L’esthétique peut être très proche d’un cuir pigmenté.
4) Quels sont les risques d’un mauvais produit d’entretien sur la sellerie ?
Altération du film de finition (matification, craquelures), migration de pigments, assèchement, décoloration localisée, ou collage de surface. Toujours tester sur une zone cachée et respecter les temps de pose/essuyage.
5) Comment traiter un transfert de couleur (jeans, textiles) ?
Sur cuir pigmenté : nettoyage progressif avec produits adaptés, puis protection. Sur aniline/semi-aniline : approche douce, limiter la pénétration. Si la teinte est atteinte en profondeur, une recoloration professionnelle peut être nécessaire.
6) Que faire pour des craquelures, griffures ou usures de bourrelets ?
Diagnostic du support, nettoyage et préparation, comblement contrôlé, ponçage fin, recoloration et vernis de protection si cuir pigmenté. Sur aniline, réparation plus délicate avec respect maximal du toucher et de la respiration du cuir.
7) Les sièges perforés et ventilés exigent-ils un traitement particulier ?
Oui. Éviter les excès de produit qui peuvent obstruer les perforations. Utiliser des mousses ou pulvérisations maîtrisées, essuyer soigneusement, et protéger sans boucher la micro-ventilation.
8) Alcantara, suédine et nubuck : même entretien que le cuir ?
Non. Ce sont des matériaux à structure fibreuse nécessitant des nettoyants et brosses adaptés. L’humidification doit être mesurée pour éviter auréoles et durcissement. Les protections sont spécifiques.
9) Quelle routine d’entretien prévient le vieillissement prématuré ?
Dépoussiérage régulier, nettoyage doux périodique, protection adaptée (selon finition), vigilance sur le frottement des zones d’entrée/sortie, et température intérieure maîtrisée. Un contrôle trimestriel limite les réparations lourdes.
10) Recoloration complète ou réparation localisée : comment choisir ?
Localisée si l’usure est circonscrite (bourrelets, arêtes). Recoloration plus étendue si décoloration généralisée, multiples micro-défauts ou différence de teinte marquée après correction. Toujours faire un test de compatibilité.
11) Maroquinerie et sellerie haut de gamme : quelles précautions supplémentaires ?
Pression mécanique réduite, solvants limités, essuyage soigneux, et respect du rendu tactile. Les cuirs fins ou teintés en profondeur demandent des protocoles conservatoires et des protections discrètes.
12) Puis-je apprendre à diagnostiquer et rénover moi-même la sellerie ?
Oui, avec une formation structurée qui couvre identification des finitions, préparation, réparations contrôlées, recoloration et protections. Les ateliers pratiques accélèrent l’acquisition des bons gestes et des décisions adaptées à chaque support.

